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ATTENTION
DANGER (potentiel ?) pour vos plantes!
Il est déconseillé d'utiliser
un tube fluorescent en aquariophilie
en dehors des limites
théoriques de sa durée de vie.
(propos à bâtons rompus)
D'aucuns
conseillent même de les changer au bout de 6
mois pour certains tubes... Il semble que le
spectre soit considéré comme "usé", avant
que le tube rende l'âme, bien qu'il éclaire
encore d'une façon (apparemment?) satisfaisante
il varierait notablement! C'est possible,
probable même. Et Alors? qui vous dit et
surtout qui vous prouve qu'il ne convient pas
mieux au contraire, en s'usant, à vos plantes?
Si je donne dans
ce que certains vont considérer comme subversif,
c'est pour mieux mettre en évidence le fait que
la lumière artificielle est bien éloignée de la
lumière du soleil qui elle, -et c'est de
notoriété publique dans le monde aquariophile-
ne convient pas vraiment à nos plantes
d'aquarium, dans le contexte où elles se
trouvent.
Question: Comment
alors se fait-il que certains aquariophiles
utilisent des tubes de "récupération" pour
l'éclairage de leur bacs avec un succès à rendre
fou le fabricant du meilleur tube aquariophile?
Pour rendre la chose encore plus corsée, en
général, ces aquariophiles là ne changent de
tube qu'au fur et à mesure où ceux-ci
s'éteignent définitivement, morts d'épuisement.
Vous ne
connaissez pas ce type d'aquariophiles? Alors
vous ne connaissez pas grand monde!!! Dans mon
environnement immédiat, je connais au moins
quatre personnes (quatre foyers ne se
connaissant pas) non aquariophiles (au sens ou
on l'entend habituellement) qui pratiquent de
cette façon avec un succès total et leurs
plantes se portent à merveille!!! j'ai même
connu autrefois un original qui faisait pousser
des Élodées (Égéria densa) dans l'aquarium d'un
de ses enfants sans aucune lumière autre que la
lumière naturelle de la pièce. Il n'y avait pas
LA MOINDRE algue!!!
Ce personnage (un
peu décalé pour certains sans doute), ne voulait
pas que ses jeunes enfants puissent être en
contact éventuel avec l' électricité. Pour
éliminer totalement le risque, il avait éliminé
aussi le chauffage dans ce bac qui
comportait bien entendu une population adaptée.
Vous le connaissez un peu vous aussi, (cherchez
bien!)...
Je vous raconte
ces histoires (qui sont pourtant la stricte
vérité) dans le but de vous persuader que les
spectres, indices de couleur (IRC), PAR, spectre
et compagnie ne sont pas (ne devraient pas être)
des éléments déterminants pour le choix de votre
éclairage mais des éléments facilitant ce choix.
Et pour tout étayer, (seuls les spécialistes
sauront décrypter ce que j'évoque ci-après,
croyez vous que le soleil qui éclaire les
plantes dans la nature papillote?
Attendez, il me
vient une autre remarque tout aussi subversive
(enfin, c'est vous qui en jugerez)! Voilà, j'ai
dit, écrit plutôt, comme titre de ce paragraphe,
qu'il était déconseillé d'utiliser un tube
fluorescent en dehors des limites THÉORIQUES de
sa durée de vie.
En effet d'après
certains fabricants, après une période parfois
estimée à seulement la moitié de sa durée de vie
(estimée elle aussi), ces tubes fluorescents ne
seraient plus efficaces pour éclairer
correctement les plantes et pire même, ils
seraient devenus générateurs d'apparition
d'algues! Bon, admettons.
Dans le même
temps, la fluorescence ayant fait d'immenses
progrès (d'après leurs dires), il savent mieux
que nous, puisque ce sont eux qui en sont à
l'origine!!! ils produisent maintenant des tubes
dont la durée de vie, allez, soyons modestes à
leur place à (au moins) doublé. Bon admettons.
Mon approche
subversive donc, pour rire (dictée par une
méfiance extrême, encore exacerbée par la
propagande machiavélique générée par l'appât du
gain de ceux qui la font) a tendance à raisonner
d'une façon inverse non pas parce que je n'en
retire pas de dividendes, mais parce que j'ai
une tendance naturelle et particulièrement
tenace à ne pas apprécier que l'on me fasse
ouvrir mon porte feuille pour échanger mes
espèces sonnantes et trébuchantes contre des
coquecigrues.
Ce n'est bien
entendu qu'un raisonnement imaginaire, celui de
mon cerveau tourmenté par les chimères
affligeantes de la suspicion fort probablement
maladive.
Malgré cela, je
vous livre ce cheminement (entièrement virtuel
pour être en phase avec le politiquement
correct) à l'état brut pour en faire ce que bon
vous semble: Vous pouvez même y réfléchir si
cela vous chante, j'abandonne mes droits
d'auteur sans réticence, à condition qu'on
extirpe pas ma légitime inquiétude de ces
lumineuses réflexions.
Bon, j'en viens
aux faits (virtuels ne l'oublions pas!).
Supposons,
contrairement aux affirmations tant de fois
entendues, que les tubes fluorescents soient
suffisamment efficaces tout au long de leur
cycle d'éclairage ou presque, dans ce cas, on
doublerait facilement leur durée réelle
d'utilisation, certains petits malins
mettent en pratique cette façon de faire et leur
porte monnaie s'en trouve fort satisfait. Par
voie de conséquence bien involontaire, on divise
par deux les bénéfices de ceux qui en font
commerce! C'est proprement intolérable pour
ceux-ci et on comprend mieux leur acharnement à
nous proposer quasi en continu des produits
toujours largement améliorés d'après leurs
dires.
Supposons au
contraire que les fabricants n'aient rien
amélioré du tout ou pas grand chose avec les
poudres luminescentes, (même à trois bandes ou
tri-phosphore), c'est curieux de constater que
lors de ces améliorations annoncées, il n'y a
pas ou très peu d'éléments de comparaison! on
annonce un rendement supérieur de 50, 100, ou
même de 150 ou 200% sans préciser par rapport à
quoi!!! On annonce aussi de but en blanc que la
durée réelle d'utilisation de leurs tubes a
doublé voire triplé (non pas grâce à ce qu'on
nous présente comme nouvelles technologies mais
plutôt suivant leur aptitude exponentielle à
manier les artifices mirobolants et aux combien
malléables de la communication... Oh les
coquins!
Que se
passerait-il. Et bien les naïfs aquariophiles
que nous sommes, plus ou moins endormis, mais
toujours empêtrés dans nos Lumens, nos Lux,
nos saletés d'algues et nos vilains nitrates
n'aurons pas les connaissances et par voie de
conséquence l'opportunité et encore moins
l'audace pour mettre en doute ces affirmations
inexpugnables, propulsées par les canons à
électrons de la télévision et autres médias dans
les recoins les plus intimes des nos neurones et
consolidées par toutes sortes de publicités
chaque jour plus perforatrices et de mieux en
mieux savamment déguisées.
Nous n'aurions
même pas la volonté d'y songer, tant cela
bousculerait les choses si bien (fort mal)
établies!
J'oserais même
allègrement supputer qu'une augmentation
conséquente du tarif de ces tubes ne ferait
qu'accroître leur crédibilité. Un "new
packaging" pourrait renforcer fort à propos
cette impression de nouveauté.
Si on ajoutait une
diminution du diamètre du tube, l'arrivée
-disons... fortuite- mais simultanée d'un
merveilleux ballast électronique (devenu soudain
indispensable mais dont la technologie opérationnelle existe depuis des dizaines de
lustres), on couronnerait le tout en déclarant
diminuer la pollution: Et bien on ne serait
vraiment pas loin d'un avènement exceptionnel,
vraiment très proche de la naissance d'une
véritable révolution technologique!
Comment voulez que
les modestes aquariophiles que nous sommes, pas
mêmes équipés d'un malheureux luxmètre puissent
contester cet "immense progrès
révolutionnaire"... Tenterait-on de nous imposer
l'obscurantisme de la lumière?... Dans ce cas,
si mes élucubrations prenaient vie, comme dit
César mon perroquet, on nous prendrait pour des
c...! |