Mise à jour. majeure: 
début mai 09   


Contrairement à ce que le titre équivoque laisse présager, je ne vous parlerai pas des célèbres  poissons, mais de la lumière produite par les tubes fluorescents ou luminescents!

En aquariophilie on utilise couramment ce que beaucoup appellent (à tort) des "néons" comme substitut à la lumière naturelle pour l'éclairage des aquariums. Celle-ci n'étant pas très pratique à domestiquer à l'intérieur des pièces d'habitation. Cette dénomination abusive est sujette à confusion dans les forums, puisque le néon est aussi le nom commun d'un fort joli poisson aux couleurs particulièrement lumineuses (ci-dessous): 

Paracheirodon innesi est son vrai nom, mais il est très souvent appelé "néon"  par analogie  justement avec la luminosité particulière de sa "robe", rappelant quelque peu  la lumière électrique quasi universellement utilisée dans les enseignes publicitaires multicolores au néon. L'autre faux "néon", dont il est question ici, est en fait la  lampe ou plus exactement le tube fluorescent ou luminescent, dont c'est la véritable appellation.

 

Comment ça marche?

Voici donc un tube fluorescent ou tube luminescent et non pas un néon. Il est constitué d'un tube de verre contenant un mélange de gaz rare (rarement du néon!) mais bien souvent de l'argon et d'une très faible quantité de mercure (quelques milligrammes).

Pour le faire fonctionner correctement, contrairement aux ampoules à incandescences, il ne suffit pas (et il ne faut pas!) le "brancher" directement sur la source de courant 220 volts habituelle. En effet cette lampe particulière exige l'aide, c'est à dire l'utilisation de certains "accessoires" pour devenir productrice de lumière.

Quels sont-ils?
Avec tous les tubes fluorescents il est obligatoire d'utiliser un ballast, soit électromécanique soit électronique. Ci-dessous un ballast (électromagnétique), toujours accompagné de son  indispensable starter, contrairement au ballast électronique dont le starter fait partie intégrante de l'électronique du "ballast".

                     Ballast classique électromagnétique

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  Starter

 


Ci-dessous: Ballast électronique destiné à remplacer à brève échéance le classique ballast électromagnétique et son indispensable starter.


 

Autre type de module de grande diffusion de ballast électronique seul.


  Comment la lumière est-elle produite par cet ensemble tube fluorescent, ballast classique  électromécanique et starter?

C'est un peu plus compliqué que pour la simple lampe à incandescence pour laquelle il suffit (pour résumer) de chauffer à haute température un filament de tungstène en l'alimentant avec le secteur 220volts, pour que cela produise de la lumière.
Voyons comment cela se passe pour les lampes à décharge à vapeur de mercure basse pression,-ce que sont les lampes ou tubes fluorescents- qui sont également des lampes ou tubes luminescents seules appellations correctes, rappelons-le.
La mise sous tension de l'ensemble ballast ferromagnétique starter, produit une surtension permettant l'amorçage du tube et limite ensuite l'intensité de l'arc lorsque le tube est amorcé.
Avec le système à ballast électronique, c'est celui-ci qui se charge de l'allumage et de fournir un courant à fréquence élevée au tube, donc permettant un meilleur rendement que le ballast traditionnel.

 L'allumage d'un tube fluorescent peut se décomposer en deux temps:

  1- Durant le premier temps, l'alimentation en 220 volts provoque grâce à l'ensemble ballast/starter une décharge électrique élevée dans un tube qui contient un gaz (en général de l'argon) et une très faible quantité de mercure. Cette décharge déclenche alors l'ionisation du gaz, qui produit la vaporisation du mercure. C'est l'amorçage du tube.

Décharge/ionisation:

 

  2- Durant le deuxième temps,  les électrons libérés grâce au cycle précédent entrent en collision avec les atomes de mercure, chaque collision libère des photons, qui produisent des rayons  ultraviolets. L'énergie de ces rayons ultraviolets invisible est transformée à l'intérieur du tube de verre au contact d'un mince revêtement de poudre fluorescente (composés phosphorés) déposé sur les parois, en lumière visible, celle qui nous éclaire.

Allumage:
 

À gauche, ci-dessous, vue d'une électrode (normalement invisible, on a simulé la transparence du tube). 
À droite, un peu de poudre luminescente (sels minéraux) produisant la lumière visible sous rayonnement ultraviolet, extraite du tube.
 
 

Le starter:

Il joue joue un rôle capital. Raison pour laquelle il est important r qu'il est en mesure de le faire, en le remplaçant à chaque changement de tube.
Le starter comme on peut le voir ci-dessous, est constitué d'un bilame enfermé dans un petit tube rempli de gaz,
Quand on met sous tension l'ensemble, tube ballast, starter, il s'amorce.
L'arc électrique produit par l'ionisation du gaz dans le petit tube  préchauffe le bilame qui se déforme: le contact se ferme et l'arc électrique disparaît.
La luminosité de cet arc électrique est souvent perceptible  à travers le capuchon du starter plus ou moins translucide le protégeant, si le regard se porte vers celui-ci, quand le tube se trouve dans la pénombre. Vous avez du le remarquer parfois, sans y prêter une attention particulière.de s'assure

 

 


Ce cycle permet le préchauffage des électrodes du tube.
Au bout d'une seconde environ, le bilame s'étant suffisamment refroidi ses contact s'ouvrent, coupant ainsi le courant dans le circuit.
Le ballast magnétique à cause de l'effet "selfique" produit une surtension à cause de la coupure qui amorce le tube fluorescent. Celui-ci s'allume (assez rare dès la première tentative).
Dans le cas (fréquent) où le tube ne s'allume pas (pas assez chaud) à cette première tentative, le starter retrouve les conditions d'allumage et recommence  un amorçage. Le tube fluorescent ayant chauffé lors de la tentative précédente, il est davantage susceptible de s'allumer. Plus les séquences sont nombreuses, plus le tube fluorescent chauffe. C'est ainsi qu'il finit par s'allumer et que le starter devient inopérant car la tension aux bornes du tube diminue alors grâce au ballast qui la limite et rend  impossible l'amorçage du starter jusqu'à la prochaine mise sous tension lorsque l'on manipulera le commutateur de mise en route.

Vidéo du cycle d'allumage au ralenti: cliquez ici

 

 


Le starter de conception simple au départ, est devenu au fil des années, suivant l'imagination et l'ingéniosité des concepteurs un composant relativement complexe destiner à augmenter la durée de vie des tubes fluorescents (plus 20% de longévité annoncé).
En voici un bon exemple, tel ce starter à réarmement. Je me suis toujours demandé quel intérêt peut bien avoir un fabricant à vendre un accessoire destiné à augmenter la durée de vie d'un autre de ses produits, qui se vendra donc moins (puisque renouvellement moins fréquent). Vous connaissez la réponse? En êtes vous bien sûr?

          

Où sont nos starters?

Ne cherchez plus les starters de vos tubes fluorescents, vous les trouverez toujours dans ces endroits:
       Dans les réglettes normales,                                        Dans les réglettes pour aquariophilie



protégé ou non par un cache.



Ou bien parfois incorporé au boîtier contenant le ballast, le tout séparé du tube fluorescent dont le contact électrique est établi par l'intermédiaire d'une liaison dite par des fils "volants" et douilles étanches, les protégeant de l'humidité

 

                                                Caractéristiques du ballast électronique:

Sur un plan purement mécanique, les ballasts traditionnels électromécaniques diffèrent des ballasts électroniques bien que le fonctionnement soit proche. Les premièrs sont constituées de tôles d'acier empilées avec des enroulements de fil de cuivre ou d'aluminium, alors que les seconds sont principalement des composants électroniques (transistors, diodes, résistances, condensateurs, quelquefois circuits intégrés) enfermés ou non dans un boîtier en tôle ou en plastique.

Les ballasts électromécaniques alimentent et régulent les tubes fluorescents à la fréquence du secteur (60Hz) alors que les ballasts à base de composants électroniques permettent aux tubes fluorescents de fonctionner à des fréquences nettement plus élevées (plusieurs dizaines de KHz). Cela offre des avantages notamment en ce qui concerne le papillotement qui se trouve fortement réduit à ces fréquences et la puissance est en général augmentée et le rendement meilleur De même l'allumage devient rapide pour ne pas dire quasi instantané

Il existe plusieurs sortes de ballasts électroniques répondant à des besoins et des utilisations très particulières, c'est pourquoi il est important de consulter les fiches techniques des fabricants afin d'adapter au mieux les tubes fluorescents aux ballasts pour lesquels ils ont été conçus. Grâce à ces nouveaux ballasts électroniques, il est désormais possible de faire varier l'intensité d'éclairage d'une façon continue et sans à-coups, dans une très large plage.

 

ATTENTION DANGER
N'utilisez jamais un tube de cette nature en aquariophilie. La production d'ultra violets est fort nocive pour les yeux et les dommages sont irréversibles!

 

ATTENTION  DANGER  (potentiel ?) pour vos plantes!

Il est déconseillé d'utiliser un tube fluorescent en aquariophilie

 en dehors des limites  théoriques de sa durée de vie.

(propos à bâtons rompus)
 

 D'aucuns conseillent même de les changer au bout de 6 mois pour certains tubes... Il semble que le spectre  soit considéré comme "usé", avant que le tube rende l'âme, bien qu'il éclaire encore d'une façon (apparemment?) satisfaisante il varierait notablement! C'est possible, probable même.  Et Alors? qui vous dit et surtout qui vous prouve qu'il ne convient pas mieux au contraire, en s'usant, à vos plantes?

 Si je donne dans ce que certains vont considérer comme subversif, c'est pour mieux mettre en évidence le fait que la lumière artificielle est bien éloignée de la lumière du soleil qui elle, -et c'est de notoriété publique dans le monde aquariophile- ne convient pas vraiment à nos plantes d'aquarium, dans le contexte où elles se trouvent.

 

 Question: Comment alors se fait-il que certains aquariophiles utilisent des tubes de "récupération" pour l'éclairage de leur bacs avec un succès à rendre fou le fabricant du meilleur tube aquariophile? Pour rendre la chose encore plus corsée, en général, ces aquariophiles là ne changent de tube qu'au fur et à mesure où ceux-ci s'éteignent définitivement, morts d'épuisement.

 Vous ne connaissez pas ce type d'aquariophiles? Alors vous ne connaissez pas grand monde!!! Dans mon environnement immédiat, je connais au moins quatre personnes (quatre foyers ne se connaissant pas) non aquariophiles (au sens ou on l'entend habituellement) qui pratiquent de cette façon avec un succès total et leurs plantes se portent à merveille!!! j'ai même connu autrefois un original qui faisait pousser des Élodées (Égéria densa) dans l'aquarium d'un de ses enfants sans aucune lumière autre que la lumière naturelle de la pièce. Il n'y avait pas LA MOINDRE algue!!!

 Ce personnage (un peu décalé pour certains sans doute), ne voulait pas que ses jeunes enfants puissent être en contact éventuel avec l' électricité. Pour éliminer totalement le risque, il avait éliminé aussi le chauffage  dans ce bac qui comportait bien entendu une population adaptée. Vous le connaissez un peu vous aussi, (cherchez bien!)...

Je vous raconte ces histoires (qui sont pourtant la stricte vérité) dans le but de vous persuader que les spectres, indices de couleur (IRC), PAR, spectre et compagnie ne sont pas (ne devraient pas être) des éléments déterminants pour le choix de votre éclairage mais des éléments facilitant ce choix. Et pour tout étayer, (seuls les spécialistes sauront décrypter ce que j'évoque ci-après, croyez vous que le soleil qui éclaire les plantes dans la nature papillote?

Attendez, il me vient une autre remarque tout aussi subversive (enfin, c'est vous qui en jugerez)! Voilà, j'ai dit, écrit plutôt, comme titre de ce paragraphe, qu'il était déconseillé d'utiliser un tube fluorescent en dehors des limites THÉORIQUES de sa durée de vie.

En effet d'après certains fabricants, après une période parfois estimée à seulement la moitié de sa durée de vie (estimée elle aussi), ces tubes fluorescents ne seraient plus efficaces pour éclairer correctement les plantes et pire même, ils seraient devenus générateurs d'apparition d'algues! Bon, admettons.

Dans le même temps, la fluorescence ayant fait d'immenses progrès (d'après leurs dires), il savent mieux que nous, puisque ce sont eux qui en sont à l'origine!!! ils produisent maintenant des tubes dont la durée de vie, allez, soyons modestes à leur place à (au moins) doublé. Bon admettons.

 

Mon approche subversive donc, pour rire  (dictée par une méfiance extrême, encore exacerbée par la propagande machiavélique générée par l'appât du gain de ceux qui la font) a tendance à raisonner d'une façon inverse non pas parce que je n'en retire pas de dividendes, mais parce que j'ai une tendance naturelle et particulièrement tenace à ne pas apprécier que l'on me fasse ouvrir mon porte feuille pour échanger mes espèces sonnantes et trébuchantes contre des coquecigrues.

 

Ce n'est bien entendu qu'un raisonnement imaginaire, celui de mon cerveau tourmenté par les chimères affligeantes de la suspicion fort probablement maladive.

Malgré cela, je vous livre ce cheminement (entièrement virtuel pour être en phase avec le politiquement correct) à l'état brut pour en faire ce que bon vous semble: Vous pouvez même y réfléchir si cela vous chante, j'abandonne mes droits d'auteur sans réticence, à condition qu'on extirpe pas ma légitime inquiétude de ces lumineuses réflexions.

Bon, j'en viens aux faits (virtuels ne l'oublions pas!).

Supposons, contrairement aux affirmations tant de fois entendues, que les tubes fluorescents soient suffisamment efficaces tout au long de leur cycle d'éclairage ou presque, dans ce cas, on doublerait facilement leur durée réelle d'utilisation, certains petits malins mettent en pratique cette façon de faire et leur porte monnaie s'en trouve fort satisfait. Par voie de conséquence bien involontaire, on divise par deux les bénéfices de ceux qui en font commerce! C'est proprement intolérable pour ceux-ci et on comprend mieux leur acharnement à nous proposer quasi en continu des produits toujours largement améliorés d'après leurs dires.

Supposons au contraire que les fabricants n'aient rien amélioré du tout ou pas grand chose avec les poudres luminescentes, (même à trois bandes ou tri-phosphore), c'est curieux de constater que lors de ces améliorations annoncées, il n'y a pas ou très peu d'éléments de comparaison! on annonce un rendement supérieur de 50, 100, ou même de 150 ou 200% sans préciser par rapport à quoi!!! On annonce aussi de but en blanc que la durée réelle d'utilisation de leurs tubes a doublé voire triplé (non pas grâce à ce qu'on nous présente comme nouvelles technologies mais plutôt suivant leur aptitude exponentielle à manier les artifices mirobolants et aux combien malléables de la communication... Oh les coquins!

Que se passerait-il. Et bien les naïfs aquariophiles que nous sommes, plus ou moins endormis, mais toujours empêtrés dans nos Lumens, nos Lux,  nos saletés d'algues et nos vilains nitrates n'aurons pas les connaissances et par voie de conséquence l'opportunité et encore moins l'audace pour mettre en doute ces affirmations inexpugnables, propulsées par les canons à électrons de la télévision et autres médias dans les recoins les plus intimes des nos neurones et consolidées par toutes sortes de publicités chaque jour plus perforatrices et de mieux en mieux savamment déguisées.

Nous n'aurions même pas la volonté d'y songer, tant cela bousculerait les choses si bien (fort mal) établies!

J'oserais même allègrement supputer qu'une augmentation conséquente du tarif de ces tubes ne ferait qu'accroître leur crédibilité.  Un "new packaging" pourrait renforcer fort à propos cette impression de nouveauté.

Si on ajoutait une diminution du diamètre du tube, l'arrivée -disons... fortuite- mais simultanée d'un merveilleux ballast électronique (devenu soudain indispensable mais dont la technologie opérationnelle existe depuis des dizaines de lustres), on couronnerait le tout en déclarant diminuer la pollution: Et bien on ne serait vraiment pas loin d'un avènement exceptionnel, vraiment très proche de la naissance d'une véritable révolution technologique!

Comment voulez que les modestes aquariophiles que nous sommes, pas mêmes équipés d'un malheureux luxmètre puissent contester cet "immense progrès révolutionnaire"... Tenterait-on de nous imposer l'obscurantisme de la lumière?... Dans ce cas, si mes élucubrations prenaient vie, comme dit César mon perroquet, on nous prendrait pour des c...!


 

Les tubes fluorescents s'usent, c'est une évidence qui peut se constater même tube éteint!

 

Voici ci-dessous tous les diamètres actuels (mai 09) des tubes fluorescents (excepté le T2 (Ø 7 mm)

Légende:

A T T E N T I O N ceci n'est que le début de l'article.

 

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