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Difficulté de maintenance
Difficulté de
reproduction
Un couple venant de pondre

Une femelle
surveillant ses œufs

Le mâle surveillant les
larves
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Le couple ?
Dès aussitôt où pendant ou peu après la première ponte, il faut
s'assurer (en observant attentivement les organes
reproducteurs des participants qui sont visibles à ce
moment) que l'on est en présence d'un mâle et
d'une femelle. En effet, il arrive quelquefois que deux
femelles pondent en même temps ou que l'une d'elle
"fasse semblant" d'imiter le mâle. Cette
observation n'est significative que durant les
périodes de reproduction.
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Une femelle prête à pondre


Gros plan de l'oviducte de la femelle ci-dessus.
Un mâle

le spermiducte de celui-ci

Si tous les
œufs pondus ne deviennent pas blancs dans les 48
heures, et/ou ne moisissent pas, il
s'agit bien d'un couple mâle et femelle et non de deux femelles.
Dans le cas contraire,
bien entendu, les œufs ne seront pas viables.
Cependant, il
reste toujours un doute, si on considère que le poisson
que l'on a pu voir pondre est une femelle
(l'évidence nous oblige à conclure qu'il ne peut en être
autrement) et que tous les œufs moisissent, le deuxième
peut malgré cela être un mâle, mais un mâle pas encore
mature, puisqu'il n'a pas été en mesure de
féconder les œufs, fort probablement à cause du
manque d'expérience dont son immaturité est la cause.
Bien entendu, tout n'est pas perdu, on
possède peut-être quand même un couple (mâle et femelle).
Seules les pontes suivantes pourront le confirmer selon
leur aboutissement ou non à des œufs viables.
La première ponte des scalaires (si l'eau du bac leur
convient et ceci est fort variable suivant les couples)
pondra sans aucun
doute à n'importe quel moment et de (trop) nombreuses
fois, que l'on soit en été ou en plein hiver.
Cette
première ponte n'aboutit qu'exceptionnellement avec les
scalaires "du commerce", peut-être -pense-t-on-
victimes des multiples croisements, ils auraient
probablement perdu les
facultés ou l'instinct c'est à dire les gènes de leurs ancêtres sauvages,
particulièrement en bac d'ensemble.
Quoiqu'il en soit, lors de premières
pontes les œufs seront très souvent mangés par les
parents. Cela ne veut absolument pas dire -contrairement
aux légendes qui circulent sur le net et ailleurs- qu'il
en sera toujours de même pour chaque nouvelle ponte.
En effet ce comportement déprimant pour
l'aquariophile pouvait se produire aussi autrefois avec
des poissons sauvages. On peut comparer ces pontes à
une sorte d'apprentissage, de mise au point permettant
aux poissons de parfaire leur maturité insuffisante dans
ce cas.. Bref, le jour ou ils se seront vraiment adultes en possession de toutes les conditions
physiques
requises, et d'un environnement convenable (par exemple un aquarium assez spacieux une
eau "neuve" avec un pH approprié pas en dessus de 6,5 et
de faible dureté) vous serez agréablement surpris de les voir se
reproduire normalement sans manger leur ponte et
"produire" des alevins cette fois avec succès.
La plupart d'entre
nous n'avons pas la patience, je veux dire par là, pas le
temps ou la volonté d'attendre la venue de ce
spectacle et surtout, d'offrir aux scalaires
l'environnement qu'ils méritent (comme tout autre
poisson d'ailleurs.
Procurez leur un environnement adéquat,
c'est à dire une eau proche de celle de leur
environnement naturel et suffisamment d'espace,
alimentez les avec une
nourriture variée et appropriée et vous serez alors
surpris de constater qu'ils n'ont pas forcément perdu
leurs facultés de reproduction et la meilleure preuve
c'est qu'ils pondent pratiquement dans n'importe quelles
conditions.
Au sujet de la ponte, quand on laisse les
œufs aux parents, il est surprenant de constater qu'ils
les promènent souvent, enfin qu'ils les changent de
place, en fonction d'on ne sait trop quoi. Ne vous
alarmez pas si vous ne voyez plus d'alevins, il les ont
sans doute déplacés et parfois tel ci-dessous cela
semble incongru tellement ils sont visibles (y compris
par les autres occupants du bac).

Alevins de 6 jours environ


Pensez vous que dans l'Orénoque
si les eaux devenaient alcalines et la densité de population au mètre cube était la même
que dans nos bacs, ils se reproduiraient normalement?,
personnellement j'en doute vraiment très fort! Alors
avant d'accuser la mutation génétique, commençons par
leur offrir les conditions optimales semblables à celles
dans lesquelles se reproduisent encore et toujours leurs
"cousins" sauvages.
Les professionnels de l'élevage cherchant
une rentabilité avant toute autre considération, ont mis
au point des méthodes dans lesquelles le couple de
poissons n'intervient plus du tout après
la ponte terminée.
Généralement ils utilisent des petits
bacs spécialisés dans lesquels on maîtrise facilement
tous les paramètres. Ceci garantit une reproduction et
un élevage fiable de chaque ponte, avec un bon
rendement. Pour les amateurs que nous sommes,
l'utilisation simplifiée de ces méthodes permet de
choisir le moment opportun quand les obligations
professionnelles ou familiales ou autres le permettent
et surtout, les poissons ne pourront manger les œufs,
puisqu'on les leur retire. Malgré tout, il est presque
aussi accaparant d'élever une ou deux dizaine de
poissons soigneusement sélectionnés qu'une centaine,
aquariums, nourriture, changements d'eau et
disponibilités mises à part naturellement.
En effet mener à bien l'élevage
satisfaisant ne serait-ce que d'une dizaine
d'exemplaires n'est pas une affaire de dilettante et
représente bien du temps et de la patience. Quand à
élever une ponte entière ce qui représente parfois plus
de 700 ou 800 individus, dans de bonnes conditions de
croissance et de santé, n'y songeons même pas, c'est de
l'utopie pure et simple pour un non professionnel.
Comment procéder pour parvenir à élever
un petit lot de scalaires (ou plus selon vos
motivations et disponibilités) dans de bonnes conditions
de croissance?
Quand on a l'assurance de posséder un couple, il faut préparer
un petit bac d'une trentaine de litres maximum de façon
à pouvoir y déposer (transvaser avec moult précaution
plus exactement) l'une des prochaines
pontes qui ne manqueront pas de se produire dans un
autre grand bac, si la
maintenance est bonne.
Prendre son temps, c'est le leitmotiv d'une reproduction
parfaitement réussie. Il faut préparer
consciencieusement ce petit bac, mettre à la disposition
du couple de scalaires avéré, soit une plante à grandes
feuilles que l'on pourra couper quand ils auront pondu
dessus pour transvaser les œufs dans le petit bac avec
de l'eau du grand bac, soit un cône comme celui utilisé
pour la reproduction des discus avec lequel on pourra faire de même. On peut utiliser
également une pierre plate genre ardoise ou similaire
avec succès ou un morceau de tube pvc.
De cette manière en séparant les œufs et les parents
dès la fin de la ponte, on obtient obligatoirement des
alevins (si les caractéristiques chimiques de la
composition de l'eau sont satisfaisantes). Les nourrir
n'est pas trop difficile, il faudra seulement veiller
par la suite à de
très fréquents changements d'eau et leur fournir en
abondance des
artémias venant d'éclore, ou
mieux des infusoires auparavant bien que n'étant pas
totalement indispensables.
Dès qu'ils seront à l'étroit
dans ce bac de trente litres, il faudra les transférer
dans un bac plus approprié et ainsi au fur et à mesure
de leur croissance et en fonction de leur nombre, pas
trop grand non plus de façon à pouvoir faire des
changements d'eau très fréquents (quotidiens) au début
car la nourriture et leurs déjections polluent
énormément vu la quantité considérable d'aliments qu'ils
ingurgitent et qui leur est nécessaire.
Du calme, de la patience et surtout ne pas essayer de
précipiter pas les choses, les scalaires pondront des
dizaines de fois. Alors, l'environnement de
l'aquariophile est presque aussi important que celui des
poissons! Il faut s'accorder les meilleures chances pour
cette reproduction. Si par exemple tout se passe bien en
ce qui concerne les poissons, qu'ils pondent, ne mangent
pas leurs œufs (enfin que l'on puisse les "récupérer")
mais qu'au moment où il le faut, pour des raisons
multiples on ne peut leur offrir la nourriture
appropriée, la reproduction échouera plus ou moins et
les poissons n'y seront pour rien! Chaque possesseur de
plusieurs scalaires à de bonnes chances de trouver un
jour dans son bac une ponte de ses poissons, mais de là à
réussir à mener les individus sélectionnés à l'âge
adulte en bonne condition physique, il y a tout un
monde... qui n'est absolument pas à la portée du
néophyte non préparé à une telle éventualité, pouvant
pourtant
fort bien se produire. Si vous possédez des poissons
anges, vous savez maintenant ce à quoi vous pouvez vous attendre.
On accuse souvent les
producteurs d'être la cause de la mauvaise qualité de
certaines espèces, ne contribuons pas nous aussi à cette
dégénérescence. Un aquariophile se devra -et c'est un
point d'honneur- de ne distribuer que des poissons
parfaitement viables et solides en éliminant
sans état d'âme, les chétifs et les moins forts
comme le fait systématiquement la nature.
Via
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