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Avertissement
La forme de ce
bac, "globalement" cubique (si on ne tient pas trop compte des
pans coupés) n'est pas la plus appropriée pour la
maintenance et l'agrément des poissons.
Un volume de
base rectangulaire, serait mieux adapté: il permettrait (à
volume égal bien entendu) un meilleur échange air eau et
proposerait une distance de nage plus importante
pour les poissons. Un autre inconvénient apparaît avant même l'usage: la difficulté de
trouver facilement un support à peu près carré et aussi un éclairage approprié
pour cette forme de cuve.
C'est cela qui m'a amené à fabriquer le support: la table, (pour ceux qui sont
intéressés, voir ici.) et à utiliser de nouveaux tubes fluorescents
T4 de
12 mm de diamètre et un "arrangement" de l'éclairage quelque
peu inhabituel, (j'en parle en fin d'article).
C'est pourquoi en dehors de toute
considération esthétique, si celle -ci ne prime pas, il
est nettement préférable lors de l'achat, d'orienter son
choix vers un aquarium plus "classique" en forme de
parallélépipède rectangle. |
Mise en route
La toute première opération
consiste à installer le bac sur un support approprié en veillant
à ce que celui-ci soit parfaitement stable et de niveau et...
suffisamment solide pour supporter la charge. Généralement obligatoire et sauf préconisation contraire du constructeur, on
intercalera entre le bac et le support une plaque de polystyrène
expansé d'environ 1 cm d'épaisseur (flèche1). Ensuite on installe le bac
puis on lave l'intérieur avec de l'eau propre et un vieux gant
de toilette (propre également cela va de soi) sans utiliser
aucun produit ni savon. Pour l'extérieur uniquement, les
produits destinés au nettoyage des vitres pourront être
utilisés.
Ensuite on pourra mettre en
place dans le compartiment de filtration à décantation réservé à
cet effet les matériaux de filtrage appropriés
ainsi que le combiné thermoplongeur destiné au chauffage de
l'eau dont on réglera approximativement le thermostat au
voisinage de la température adéquate convenant à la population
envisagée, en général vers 24/25°. Naturellement, on ne le
branche surtout pas pour le moment, ni la pompe, ni aucun autre appareillage
électrique.
Ceci fait, on peut maintenant
déposer directement sur le fond de la cuve les composants du
sous-sol constituant la réserve nutritive pour les plantes, si
on opte pour un aquarium en comportant. Cela ne peut-être que
conseillé, excepté si l'on souhaite héberger certaines
populations, telle la plupart des cichlides friands de plantes
et infatigables terrassiers déménageurs, qui auront la plupart
du temps, vite fait de les rendre méconnaissables, tout comme le
décor s'il n'est pas à leur convenance... et il ne l'est jamais
!

Suivant les indications du
fabricant du sol nutritif, on en dépose la quantité suffisante
pour atteindre l'épaisseur conseillée, directement sur le verre.
Si besoin est, (certains sous sols ne sont pas de nature
compactable) on tasse alors ce sous sol (modérément) à l'aide
d'une cale en bois plat ou de tout autre objet plat à votre
convenance. Notez la prise téléphonique (flèche bleue) elle sera
utile par la suite, j'en reparlerai au moment opportun. De même
pour la feuille plastique encore revêtue de son film protecteur
(flèche 2).

Sur ce sol on peut maintenant
déposer du sable, attention à ce qu'il ne soit pas calcaire si
on désire une eau douce. Le sable de Loire conviendra
pratiquement à tous les poissons. Sa granulométrie et les arêtes
non coupantes des grains le composant, le rendent
particulièrement approprié pour l'usage aquariophile même si
d'aucuns peuvent trouver sa couleur "fade" et son
apparence banale. Mais au contraire, c'est un avantage. Dès
que le bac commence à vieillir et le sable se ternir un peu, le
merveilleux sable blanc choisi par certains à plutôt piteuse
allure!

La première couche d'environ 1 cm
ne sera pas lavée (juste humidifiée afin d'éviter au mieux le
nuage de poussière qui ne manquera pas de se manifester si vous
versez tel quel directement le contenu du sac) afin de conserver
ses éléments
nutritifs et puis c'est toujours ça de gagné: un peu de travail
en moins!

On lavera soigneusement ensuite une quantité de
sable suffisante. Le lavage du sable à la main est
particulièrement long et fastidieux, mais on ne peut s'y
soustraire, même si le sable que l'on vous propose est dit lavé,
ce n'est jamais suffisant.
Pensez à utiliser des gants propres habituellement utilisés pour
les travaux ménagers, (si vous nettoyez le sable,
consciencieusement comme il se doit et à mains nues, celles-ci
seront dans un piteux état une fois cette
tâche terminée. L'idéal est d'effectuer cette besogne à
l'extérieur pour ceux qui peuvent et en s'aidant d'un grand récipient.
Surtout ne pas en mettre trop à la fois: un demi seau est une
bonne quantité, si vous en mettez davantage, remuer la masse
vigoureusement devient vite une séance de musculation! Plus le
contenant sera important, moins dure sera la tâche. Il faut le
laver au minimum trois fois, en changeant l'eau à chaque fois.
Certains omettent ou bâclent cette phase de lavage et le
regrettent amèrement par la suite. En effet si le sable est
insuffisant lavé, l'eau de l'aquarium restera trouble parfois
longtemps et les particules d'argile et de "terre", ne
manqueront pas de se déposer sur les feuilles des plantes ce qui
peut contribuer à créer un support favorisant la "culture" des algues, ce qui n'est
pas exactement l'idéal!

Une fois le sable bien lavé, (exclusivement à l'eau claire,
faut-il le dire ?), l'eau du dernier rinçage doit se
trouver parfaitement limpide comme ci-dessous, quand on remue le
sable.

Maintenant, on peut verser ce
sable dans le bac sur la couche non lavée, et l'étaler
régulièrement jusqu'à constituer une épaisseur moyenne totale de
sable de 3/4
cm.

Maintenant, on peut passer à la
plantation mais auparavant, on enlève (extirpe parfois) les
plantes de leurs conteneurs, en prenant soin d'ôter
précautionneusement la laine de roche leur servant de substrat
de culture. (Chacun a ses méthodes plus ou moins efficaces pour
faciliter cette opération parfois fastidieuse et délicate ne devant à aucun prix être
omise).

Ne surtout pas procéder comme
indiqué sur les images ci-dessous, issues d'une vidéo Tetra
intitulée:
"Setting up a tropical aquarium".
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Ne jamais tirer
sur la plante pour l'extraire, particulièrement si ses
racines sont enchevêtrées. C'est le meilleur moyen
de se retrouver avec un paquet de racines dans une main
et les feuilles dans l'autre!!! Cela ne serait pas tout
à fait l'idéal pour espérer obtenir une bonne
croissance! La bonne méthode, c'est d'utiliser
des ciseaux pour couper le plastique du pot (dans le
sens de la hauteur) afin de permettre la libération sans
dommage des racines parfois inextricablement emmêlées
notamment dans les mailles de la base du container. |
Pensez aussi à raccourcir les racines,
la reprise n'en sera que meilleure.
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La méthode
indiquée convient très mal. Les ongles ne sont pas
des sécateurs! ils ne sont pas adaptés pour couper
des racines souvent récalcitrantes. Cette façon de
faire sera la
source de meurtrissures de celles-ci. Elle pourra
engendrer par la suite une pourriture. Les seules
coupes franches que les racines tolèrent sans
risque, sont celles de ciseaux bien aiguisés
ou de toute autre lame tranchante tel un cutter. Il
ne faut pas oublier que les plantes baignent dans un
milieu fort propice à un
pourrissement rapide, que toute lésion pourra entraîner.
|
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Erreur
grossière!
Pour planter les boutures enracinées ou non, on ne se
contente pas de pousser sur celle-ci avec un doigt pour
les enfouir! En effet, toujours pour le même motif que
ci-dessus, (la meurtrissure des racines ou de la base de
la tige si celle-ci en est démunie) a toutes les chances
d'être la cause d'une pourriture
précoce du rameau. La bonne méthode consiste à prendre
les racines entre les cinq doigts de la main (munie d'un
gant ménager, c'est plus confortable...) à faire un trou en
tournant sur place avec l'ensemble "plante main" et
remonter doucement les doigts tout en libérant la
plante. |
On peut planter
directement dans le sable humide avant de mettre l'eau dans
l'aquarium, ce qui se fait avec grande facilité contrairement à
la plantation immergée toujours source de soucis, quand ce n'est
pas de crise de nerfs... La plantation "à sec" permet une plantation beaucoup plus
facile particulièrement quand le sous-sol nutritif contient des
particules qui ont tendance à flotter dans l'eau et remonter en
surface si l'aquarium contient déjà de l'eau.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette façon de faire ne porte
aucun préjudice aux plantes à condition toutefois de ne pas oublier de les vaporiser
régulièrement au cours de l'opération (photo ci-dessous) avec un petit vaporisateur
habituellement utilisé pour les plantes
d'appartement, afin d'éviter que leurs
feuilles ne se dessèchent. Cela pourrait arriver très rapidement
dans l'atmosphère sèche de certains appartements, même en hiver.
Y prendre garde sera donc indispensable. La tenue quelque peu
penchée de certaines plantes, ne doit pas vous effrayer et redeviendra parfaitement
verticale, quelques heures après la mise en eau.

Vaporisation des plantes en cours de plantation émergée.

Une fois la plantation terminée,
on peut commencer à remplir le bac, avec de l'eau préparée
depuis la veille et
préalablement chauffée (au moins) à la température de la pièce si
l'eau préparée est
trop froide.

Ensuite seulement, on peut
commencer à remplir le bac. Utiliser un pot plutôt qu'une
assiette, le tuyau aura moins tendance à glisser en dehors de
celui-ci et limiter le débit d'une façon ou d'une autre (ici
avec un mini serre-joint)... Une autre bonne méthode consiste à
passer à l'envers par la décantation...si elle existe. C'est ce
que j'aurais pu faire puisque le bac en comporte une. J'ai
cependant préféré vous indiquer cette solution qui peut être
mise en application pour tous les bacs.

Il est impératif de briser la pression
initiale (donc le débit) de
l'eau. Si l'arrivée d'eau est trop forte, elle risque de
chambouler fortement votre plantation en déplaçant le
sable. Au début de l'opération de remplissage, un mince filet se répartissant
autour du pot ne crée aucun désordre.

Il faudra toutefois
utiliser une pompe assez puissante capable de propulser l'eau
jusqu'à la hauteur du bord supérieur de l'aquarium.

Tant que le volume de l'eau n'arrive pas à la moitié du bac,
procéder avec un faible débit

Arrivé au tiers du bac on peut
augmenter le débit.
J'attire votre attention sur le
fait assez rare de la clarté de l'eau. Le lavage soigneux
du sable est en partie la cause de ce résultat
appréciable. La plantation avant la mise en eau contrairement à
ce qui est presque toujours préconisé est aussi un facteur
favorable s'ajoutant pour contribuer à la clarté de l'eau. Cette
photo a été prise en cours de remplissage.

Une fois cette opération terminée
(le bac rempli), brancher
la pompe de circulation d'eau du filtre à décantation ou celle
du filtre extérieur suivant le cas. Brancher également la
résistance chauffante et bien entendu mettre en fonction l'éclairage (je reviendrai
sur ce point en fin d'article).
Cette photo a été prise le
lendemain du remplissage. Le bac ne comporte pas encore
d'éclairage et cela n'empêche nullement les plantes de reprendre
leur position naturelle.

Voici le bac, tel qu'il se
présente 8 jours après sa mise en eau. On distingue (à gauche) le diffuseur de
CO2 opérationnel.(flèche).

Le même, 13 jours après la mise en eau.

Cela fait maintenant 15
jours après la mise en eau.

23 jours après la mise en eau. Un bracelet élastique
tendu grâce à des ventouses, a été utilisé pour maintenir en place
les plantes que le courant de la filtration entraine vers le bas

25 jours

36 jours

54 jours. Entre cette photo et celle du dessus, il a été
procédé à une taille importante, notamment de la Ceratopteris
thalictroïdes qui devenait (comme à son habitude dans la
plupart des bacs) beaucoup trop envahissante.

66 jours. Entre cette photo et la précédente,
là aussi il y a eu une légère taille afin de tenter de contenir
l'exubérance générale.

72 jours après la mise en eau

Au sujet des plantes et plus particulièrement les Pogostemon
elferi (ici au premier plan), un apport régulier de dioxyde
de carbone de bonne qualité et un éclairage adéquat, sera quasi
indispensable pour obtenir une pousse vigoureuse et des plantes
en parfaite santé, même sans utilisation d'engrais pendant les
premiers mois difficile à doser et source de bien des misères
avec les algues.

Rappelez-vous au tout début, j'avais mentionné cette prise
téléphonique (à droite) et bien elle a été enlevée dès la
mise en eau et son
emplacement a été utilisé pour permettre le passage d'un tuyau
de CO2. Cette solution, relativement simple à mettre
en œuvre est bien appropriée pour soustraire à la vue la
bouteille de dioxyde de carbone, qui n'est pas toujours
esthétiquement du meilleur effet dans une pièce d'habitation.

Remarque : les deux photos qui suivent ont été prises à une
minute d'intervalle avec le même appareil photo, dont la balance
des blancs était légèrement différente. Le résultat est probant:
dans le premier cas, on pourrait croire à une chlorose ferrique.
Il n'en est rien, les Ceratopteris thalictroïdes
présentent presque toujours cet aspect (couleur) quand elles
grandissent normalement c'est-à-dire rapidement. il est
souvent trompeur de se fier seulement à une photographie,
pour pouvoir déterminer une chlorose éventuelle.


Le bac est maintenant âgé de 82 jours. il a bénéficié d'une
taille et en exigerait déjà une autre s'il était destiné à
rester opérationnel ce qui ne sera pas son cas, il sera utilisé
très rapidement à d'autres fins.

Voilà, ce bac sur cette dernière vue est maintenant âgé de 92 jours
(trois mois). Hormis les conditions annoncées, il n'a reçu
aucun traitement "particulier" ni spécial. Pas la moindre dose
d'engrais, pas la moindre goutte de chélateur, si cela ne prouve
pas l'inutilité des engrais que tous les vendeurs vous
conseilleront à tour de bras, dès la mise en eau. Je ne sais plus
que faire... pour vous prouver que ce n'est pas utile, loin de
là. Un système tel que celui-ci -que nous préconisons sans
retenue- bien conçu est largement capable de se passer
d'engrais pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois
comme ici. (à condition bien entendu de procéder aux changements
d'eau nécessaires régulièrement).

Naturellement, pour obtenir un résultat concluant, il faut
soigner l'éclairage
(puissance et durée) qui est également un élément dont il faut
absolument tenir compte.
La puissance
doit être suffisante sans pour cela être excessive. Elle doit
être en rapport en fonction non seulement de l'exigence des
plantes, mais aussi en parfait accord et harmonie avec tous les autres
éléments: l'eau pas trop
dure, sans trop de nitrates, un sol nutritif approprié et sain.
L'injection raisonnable et de qualité de dioxyde de carbone sera souvent de la
partie.
La population piscicole joue aussi un rôle. Tous ces
éléments correctement choisis et "dosés" permettront
d' obtenir une végétation dense
à coup sûr, s'ils sont présents en proportions adéquates. Dans
le cas contraire, les plantes risquent fort de s'étioler plus ou
moins et surtout d'être envahies par
toutes sortes d'algues inexpugnables dont l'éradication
deviendra très vite un véritable casse-tête.
Pour ce bac, j'ai employé les tous nouveaux tubes
T4. On en parle ici (voir lien plus bas). Pour ce bac, quatre tubes de 24W sont un minimum
nécessaire pour l'éclairage de ce bac. Cependant il a été
démarré seulement avec deux tubes, puis trois et enfin quatre
pour la vitesse de croisière. Un cinquième tube ne serait pas de
trop, pour les Pogostemon helferi qui feraient davantage
de rejets encore. Les tubes fluorescents sont posés directement
au contact d'une feuille d'acétate transparente de trois
millimètres d'épaisseur, elle-même posée
sur les renforts latéraux de la cuve. C'est une méthode
expéditive, qui n'est pas viable à long terme car pour
l'entretien et surtout la taille des plantes, il est nécessaire
de tout enlever. C'est supportable à court terme pour un bac de
démonstration tel celui-ci, mais pour un aquarium
destiner à durer, il serait bien plus judicieux d'adapter une galerie ou
des rampes. (j'en reparlerai).

Ces tubes bénéficient d'un excellent réflecteur, puisqu'il
s'agit d'un miroir (synthétique) voir ci-dessous.

La photo qui semble se gondoler est due à la souplesse du miroir.
Une fois posé sur le haut du bac, il redevient bien plat. De
toute façon, cela n'a pas vraiment d'importance. Je le signale
simplement: il ne s'agit pas d'un miroir en verre, il serait totalement
inadapté pour cet usage.

J'espère ne pas avoir oublié d'éléments essentiels, si
un passage manque de précision, vous semble obscur ou même vous
laisse dubitatifs, n'hésitez pas à le faire savoir car il est
toujours difficile de se mettre à la place du lecteur quand on
conçoit un article. Il y a un endroit pour en parler sur le
forum
c'est ici.
Ce sujet pourra bénéficier de mises à jour
orientées en
fonction de vos observations et remarques. J'espère vous avoir
intéressés.
Pour voir la mise en œuvre du premier bac de
démonstration: cliquer sur la photo.
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